La possession démoniaque de Saül

Exorcisme, philosophie et médecine dans le Malleus maleficarum

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Serge Margel

Résumé

Cet article propose d’examiner la question de l’exorcisme et des possessions démoniaques à partir d’une lecture du Malleus maleficarum. Conçu comme un manuel à l’usage des Inquisiteurs, le Malleus a développé une réflexion sur l’efficacité thérapeutique de l’exorcisme, en partant de l’épisode biblique, en 1 S 16,14-23, sur la possession du roi Saül et sa guérison par la cithare de David. L’hypothèse du Malleus affirme que le démon ne peut pas formellement modifier l’âme des sujets, mais seulement la plonger dans l’illusion, ou l’altérer en agissant sur sa prédisposition passive à la démence. La fonction thérapeutique de l’exorcisme consiste donc à réduire le plus possible ce terrain affectif prédisposant. De la même manière que la cithare de David apaise l’âme tourmentée de Saül, de même la parole de l’exorciste convoque le démon, le contraint de cesser son action maléfique et le chasse hors du corps et de l’âme du possédé, « de telle manière qu’il ne revienne plus ».
Comment citer

Comment citer

[1]
Margel, S. 2021. La possession démoniaque de Saül. Revue de Théologie et de Philosophie. 153, 2 (août 2021), 131-148. DOI:https://doi.org/10.47421/rthph153_2_131-148.
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